Lucky Luke – Tome 8 : Un Cow-boy à Paris


Le sculpteur français Auguste Bartholdi fait une tournée spectaculaire aux États-Unis pour lever des fonds qui lui permettront d’achever la future Statue de la liberté. Mais plusieurs incidents visent la statue et même directement Bartholdi. Lucky Luke est missionné pour escorter le Français, et ce, jusqu’à Paris. C’est un choc culturel pour le cowboy qui, non content de traverser l’Atlantique pour la première fois, découvre la splendeur de la ville lumière, et le mode de vie de ses autochtones, les parisiens.

Pour « l’homme qui tire plus vite que son ombre », c’est une grande première. Jamais le personnage créé par Morris (1923-2001) en 1946 et longtemps scénarisé par Goscinny (1926-1977), n’avait quitté le continent américain, s’offrant seulement quelques incursions au Mexique ou au Canada.

Ce grand voyage, le cow-boy le démarre de manière très classique : en raccompagnant les Daltons en prison. L’affaire se corse ensuite avec, comme souvent, une étrange rencontre : en plein désert, un sculpteur français trimbale une gigantesque main armée d’une torche… Oui, vous l’aurez deviné, il s’agit bien d’Auguste Bartholdi (1834-1904), le créateur de la statue de la Liberté, offerte par la France aux Américains à la fin du XIXe siècle

Aux commandes de cet album, le même duo gagnant que pour le précédent, vendu à 380 000 exemplaires : Achdé, dessinateur attitré depuis 2003, et Jul (« Silex and the city », « La planète des sages »…) qui a imaginé cette histoire… capitale. « Je suis parti en me demandant quel grand événement s’était produit entre 1860 et 1886, qui sont les dates qui correspondent aux histoires des albums de Lucky Luke. Et là, j’ai découvert celle de la statue de la Liberté… Car tout est vrai sur le fond, s’amuse le scénariste. Bartholdi a effectivement écumé les Etats-Unis avec le bras de sa statue pour récolter de l’argent… Du coup, cela collait très bien à l’ADN de la série : des faits historiques avérés, un personnage un peu hurluberlu et ce voyage qui permet des rencontres improbables… En tous les cas, je me suis beaucoup amusé à le faire. »


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