LES GARDIENS DU LOUVRE

LES GARDIENS DU LOUVRE

LES GARDIENS DU LOUVRE
LES GARDIENS DU LOUVRE

Au terme d’un voyage collectif en Europe, un dessinateur japonais fait étape en solitaire à Paris, dans l’idée de visiter les musées de la capitale. Mais, cloué au lit de sa chambre d’hôtel par une fièvre insidieuse, il se trouve confronté avant tout à une forme de solitude absolue, celle des souffrants en terre étrangère, privés de tout recours immédiat au cœur de l’inconnu. Alors que le mal lui laisse quelque répit, il met son projet à exécution, et se perd dans les allées bondées du Louvre. Très vite, il va découvrir bien des facettes insoupçonnées de ce musée-monde, à la rencontre d’œuvres et d’artistes de diverses époques, au cours d’un périple oscillant entre rêve et réalité, qui le mènera pour finir à la croisée des chemins entre tragédie collective et histoire personnelle.
Avec cet album en forme de voyage intérieur, Jirô Taniguchi nous invite à une traversée temporelle et artistique à la découverte d’un esprit des lieux, sous la houlette de quelques figures tutélaires, familières ou méconnues… Car le Louvre a ses gardiens.

 

Cette visite du Louvre par l’un des maitres de la bande dessinée Japonaise, JirôTaniguchi, est une nouvelle preuve de la richesse de la BD Japonaise, qui est est trop souvent restreinte à Dragon Ball et Goldorak ! Et pour une foie présenté dans un format et qualité remarquable.

 

Le manga autrement…


Si vous ne deviez en connaître qu’un, ce serait Jirô Taniguchi. Cet auteur japonais a su séduire un public au-delà de tout clivage. Avec plus d’une quarantaine d’albums édités depuis 1970, Taniguchi touche à des genres différents comme le western, la science fiction (dont Icare, un album réalisé avec Moebius), ou l’historique… Mais ce sont surtout ses récits plus intimistes voire autobiographiques qui m’ont le plus séduite.

Maître du manga, il en détourne les codes pour mieux se rappeler le monde de son enfance, qui constitue le cœur de son inspiration graphique.

Tout d’abord il y a son album emblématique : Quartier Lointain.

Un père de famille en retournant dans la ville de son enfance, est pris d’un malaise et se réveille dans son corps d’adolescent. Projeté dans son passé tout en gardant sa maturité d’adulte, il va chercher à comprendre les raisons de la disparition de son père.

Entre nostalgie, souvenirs et magie de la mémoire, cet œuvre est  une invitation à la rêverie d’une grande sensibilité.

Je vous recommande également Un ciel radieux, Le Journal de mon père, Le gourmet solitaire, un zoo en hiver et Les années douces.

Bibliographie complète : cliquez ici

Jirô Taniguchi est certes considéré comme le plus européens des mangakas, c’est certainement pour cela que nous apprécions tant ses albums, mais il s’agit bien de MANGAS ! Alors laissez vos préjugés de coté et ouvrez au moins un des ses albums.

 par Noëlle Gribouille.